Discours de Lola Karimova-Tillyaeva à la conférence internationale « La renaissance de l'Asie centrale dans l'histoire de la civilisation mondiale ».

28 Aug 2017

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Du 28 au 30 août, Samarkand accueille la conférence internationale « La Renaissance de l’Asie centrale dans l’histoire de la civilisation mondiale », qui met l’accent sur l’héritage scientifique et créatif des grands scientifiques et universitaires appartenant à l’époque de la Renaissance orientale, et le séminaire international de l’UNESCO « Les grands moments de dialogue dans l’histoire humaine : bilan, leçons et perspectives », qui traite d’un projet de l’UNESCO véritablement visionnaire – la publication d’une série complète d’histoires générales et régionales. La conférence réunit plus de 200 participants du monde entier, y compris des organisations internationales telles que l’OCI, l’ISESCO, l’OMT et d’autres.

La Délégation permanente de l’Ouzbékistan auprès de l’UNESCO est l’un des initiateurs et organisateurs de ces manifestations qui visent à faire connaître l’importante contribution de l’Asie centrale à la civilisation mondiale.

Ce qui suit est le texte du discours de Lola Karimova-Tillyaeva à la conférence d’aujourd’hui :

Mesdames et Messieurs,

Au nom de la Délégation permanente de l’Ouzbékistan auprès de l’UNESCO, je suis très heureuse de vous accueillir aujourd’hui dans l’ancienne ville de Samarkand, un Site du patrimoine mondial chargé d’histoire, qui sert de point focal pour les échanges culturels et de symbole d’accomplissement intellectuel.

La Délégation permanente de l’Ouzbékistan auprès de l’UNESCO est très honorée d’avoir été l’un des initiateurs et organisateurs de cette conférence, qui permettra une fois de plus de faire la lumière sur les grands savants d’Asie centrale et leurs contributions novatrices à la civilisation mondiale.

Je voudrais maintenant mentionner un projet d’une grande importance pour notre Délégation permanente, qui a été mis en œuvre ici, dans la ville de Samarkand.

Au cours de l’année écoulée, notre Délégation permanente a travaillé en étroite collaboration avec le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO et le Conseil international des monuments et des sites pour construire un mausolée sur le site funéraire du père fondateur de l’indépendance de l’Ouzbékistan, Islam Karimov. Nous sommes heureux que, grâce à cette coopération, nous soyons parvenus à faire en sorte que tous les travaux entrepris soient strictement conformes aux critères et recommandations de l’UNESCO. Le mausolée, qui incarne les meilleurs éléments et traditions de l’architecture d’Asie centrale, sera inauguré le 2 septembre, premier anniversaire de la mort de mon père.

Après l’achèvement de plusieurs projets en cours de l’UNESCO, dans un avenir proche, j’ai l’intention de quitter mon rôle d’ambassadrice, afin de me concentrer sur ma famille, mes objectifs personnels, les programmes mis en œuvre par la Fondation Islam Karimov, ainsi que sur les autres projets créatifs, culturels et caritatifs de notre équipe.

Mon service en tant qu’ambassadrice a été une expérience extrêmement instructive et stimulante. Je suis très reconnaissante pour ces dix années au cours desquelles j’ai travaillé aux côtés de certains des plus grands esprits du monde entier, et je suis une fois de plus convaincue que la beauté du monde réside dans la diversité de ses peuples, et que la force de l’humanité et son avenir résident dans ses aspirations pour une plus grande unité et une plus grande solidarité.

Je voudrais souligner à nouveau l’importance de l’action menée par l’UNESCO pour préserver l’identité des différentes cultures, en mettant en valeur leur beauté et en révélant leurs horizons intellectuels par la préservation et l’appréciation de l’expérience des civilisations passées ou du patrimoine des ancêtres sous « forme vivante » en tant qu’héritage immatériel.

Je suis très heureuse d’avoir pu acquérir une vaste expérience de travail au sein de cette organisation vraiment fascinante et inspirante.

Bien sûr, il est impossible de résumer dans un seul discours tous les projets mis en œuvre par notre Bureau au cours de la dernière décennie. C’est pourquoi j’aimerais souligner certaines des principales réalisations de notre équipe dans la promotion et la sauvegarde du riche patrimoine culturel et historique de l’Ouzbékistan.

Depuis 2008, lorsque notre Délégation permanente a commencé son travail, les éléments suivants du patrimoine culturel de l’Ouzbékistan ont été inscrits par l’UNESCO sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité : L’espace culturel de Boysun, le genre de chant traditionnel Katta ashula, la tradition de musique classique de Shashmaqam, le festival de printemps de Navruz, l’art populaire verbal d’Askiya ainsi que les traditions relatives à la spécialité culinaire ouzbèke « palov ».

L’an dernier, le Tien-Shan occidental, l’une des plus grandes chaînes de montagnes du monde, qui s’étend sur trois pays – le Kazakhstan, le Kirghizistan et l’Ouzbékistan – a été déclaré Site du patrimoine mondial.

Tous ces événements jouent un rôle clé dans le renforcement des liens sociaux, la promotion des valeurs de solidarité et d’unité, et aident à la continuité des traditions locales qui font partie de l’identité culturelle de notre pays.

Notre Délégation permanente cherche actuellement à inclure les méthodes traditionnelles de tissage de la soie en Ouzbékistan, l’ikat, dans le Registre des meilleures pratiques de sauvegarde de l’UNESCO.

Dans le cadre de nos efforts pour sensibiliser la communauté internationale à la tradition ouzbèke de l’ikat, nous avons organisé à Tachkent, avec la Fondation Islam Karimov, une exposition de 18 jours intitulée « Le fil qui unit les générations », qui visait à populariser l’art unique du tissage de la soie en utilisant des exemples de l’héritage créatif et des activités actuelles de maîtres tisserands de Margilan dans l’est de l’Ouzbékistan.

Afin de préserver l’art traditionnel du tissage de la soie ouzbek, la Délégation permanente et la Fondation Islam Karimov ont publié ensemble un livre intitulé « La Renaissance de la soie ouzbèke ». Ce livre, publié en quatre langues – anglais, français, russe et ouzbek – retrace l’histoire de la fabrication de la soie en Ouzbékistan depuis ses débuts mythiques jusqu’aux magnifiques innovations des maîtres tisserands et designers d’aujourd’hui. Nous sommes ravis de vous présenter ces livres aujourd’hui.

L’édition a été l’un des piliers de notre travail au cours des 10 dernières années.

L’une de nos publications les plus récentes est un magnifique livre de coloriage intitulé « Ouzbékistan. Une expérience des trésors culturels à colorier », qui propose une exploration approfondie du riche patrimoine culturel de l’Ouzbékistan, de l’architecture du Ve siècle aux artistes d’aujourd’hui, et présente au lecteur certains des plus beaux monuments architecturaux du monde à Samarkand et à Boukhara, des palais aux mosquées, médersas et mausolées.

Nous avons également accordé une grande attention aux programmes visant à accroître la visibilité des auteurs ouzbeks et à promouvoir la littérature ouzbèke dans le monde entier en accordant une aide financière pour la traduction d’œuvres de la littérature classique et contemporaine.

En 2015, avec le soutien de la Délégation permanente, un certain nombre d’œuvres littéraires de l’un des représentants les plus influents de la littérature contemporaine ouzbèke, Erkin Azam, ont été traduites en anglais et en français.

Actuellement, avec la Fondation Islam Karimov, nous soutenons également des projets de traduction de romans d’écrivains et d’intellectuels ouzbeks influents comme Abdullah Qadri et Abdulhamid Cholpon.

J’aimerais énumérer ici très brièvement quelques-uns des nombreux autres projets que nous avons mis en œuvre. Il s’agit notamment de la publication de catalogues de peintures d’artistes contemporains ouzbeks, de dizaines de manifestations culturelles, dont des expositions d’œuvres d’artistes et de photographes ouzbeks de renom et émergeants, de présentations du cinéma ouzbek, d’une série de conférences internationales pour rendre hommage aux grands savants d’Asie centrale et de la production de documentaires explorant la vie du grand médecin et polymathe Abu Ali ibn Sina, mieux connu en Occident sous le nom d’Avicenne, et celui d’un astronome du XVe siècle et dirigeant de Samarkand, Mirzo Ulugh Beg.

J’ai toujours cru fermement que l’éducation et la culture sont des facteurs clés pour promouvoir la paix et la tolérance, et qu’elles fonctionnent comme un pont entre les civilisations, aidant à surmonter l’ignorance et les stéréotypes.

Je suis extrêmement fière d’avoir eu le grand honneur de servir mon pays au sein de cette organisation internationale, qui fait un travail vraiment remarquable pour sauvegarder le patrimoine culturel et faire progresser l’humanité en promouvant la coopération scientifique, la liberté d’expression, la paix et le développement durable.